Mon avis sur l’Haptonomie

Mon avis sur l’Haptonomie

Aujourd’hui, ayant évoqué le sujet avec des amis, j’ai bien envie de vous partager mon avis sur l’haptonomie…

L’haptonomie, késako ?

Il s’agit d’une méthode de préparation à l’accouchement. Elle permet de communiquer avec son bébé plusieurs mois avant sa naissance.

Elle implique particulièrement le futur papa dans le processus, plus que dans les cours de préparation à l’accouchement classiques.

Mon expérience

Retour en 2016…
J’aime découvrir de nouvelles choses, de nouvelles approches qui sortent un peu des sentiers battus. Alors, quand je me suis décidée, à 4 mois de grossesse (dans mon 5ème mois, donc), à me renseigner sur les cours de préparation à l’accouchement, j’ai été immédiatement attirée par les promesses de l’haptonomie.

Avec mon compagnon, nous nous sommes donc inscrits auprès d’une sage-femme pratiquant cette méthode sur Paris. C’était tout juste quelques jours avant d’entamer mon 6ème mois de grossesse.

Dès le départ, nous avons été surpris voire un peu déçus par le premier contact avec cette praticienne. Effectivement, elle nous indiquait qu’il était déjà presque trop tard pour commencer les cours, ce qui nous avait étonnés, sachant qu’il restait encore 4 mois avant l’accouchement…

Bref, passée cette petite remarque du début, nous avons assisté assidûment à nos 7 cours particuliers, un toutes les deux semaines, pendant la pause déjeuner.

En pratique, la sage-femme nous accueillait dans son cabinet pour une durée d’1h, nous questionnait sur nous et nos ressentis, puis nous faisait travailler certains points (contact avec le bébé, contact entre le futur papa et la future maman, posture, gestion de la douleur – je ne souhaitais pas avoir la péridurale). Et puis nous repartions travailler chacun de notre côté.

Ce que j’en ai pensé…

Concernant la communication précoce avec le bébé, j’avoue que je reste perplexe… Ayant la capacité de ressentir certaines énergies, je sentais déjà sa présence dans mon ventre de manière quasiment permanente depuis des semaines. Pourtant, étrangement, quand la sage-femme posait sa main sur mon ventre et nous disait : « Invitez votre bébé à venir – ah voilà il est là, moi je le sens, j’ai l’habitude », je vous avoue ne jamais avoir saisi ni ressenti la chose là où elle-même la sentait, mon compagnon non plus.

De ce fait, nous ressortions des séances un peu déçus et frustrés.

De même, il n’a jamais été question de l’accouchement en lui-même. Ni en termes de contractions, de travail, de poussées, ou de la « bonne manière » (ni même de la « mauvaise manière ») d’accoucher. Étant inexpérimentés à l’époque, nous n’avions pas osé poser la question… Si le sujet n’était pas franchement abordé, c’était finalement que l’accouchement se ferait « de lui-même », non ?

Avec le recul, et à l’heure où l’accouchement et les méthodes des obstétriciens font débat, je pense qu’il aurait peut-être été opportun à l’époque de nous guider au moins sur comment accoucher tout court. Puis pourquoi pas de manière physiologique…

Tout cela pour vous dire qu’une fois arrivée à l’hôpital déjà dilatée à 4-5, les cours ne m’ont pas spécialement servi. En effet, la douleur était difficilement gérable malgré les conseils de la sage-femme.

En bref…

Je garde cependant du positif de cette expérience, notamment : les conseils de posture pour éviter les sciatiques (malgré tout, je n’y ai pas coupé), l’implication +++ du papa, les conseils sur la gestion de la douleur, l’accueil personnalisé et la bienveillance de la sage-femme, le fait d’avoir été rassurée au sujet d’une épreuve qui effraie quand on le l’a jamais vécue…

Je ne vous décourage absolument pas de choisir cette méthode. En effet, nous ne l’avons nous-mêmes peut-être pas exploitée à fond, ayant trop d’attentes à ce sujet.

Et vous, connaissez-vous cette technique, l’avez-vous pratiquée ?

Pour plus d’informations sur l’haptonomie, voir la page Wikipedia

Ne pleure pas – Arrête de pleurer

Ne pleure pas – Arrête de pleurer

Devinez ce qui m’a donné l’idée de rédiger cet article sur les pleurs des enfants ? Vous avez trouvé, c’est la rentrée scolaire !

Ce fut la première pour ma fille de 3 ans, qui est donc entrée en maternelle hier après 3 ans en crèche.

Dans notre école, la rentrée s’est effectuée en douceur pour les enfants entrant en petite section. En effet, elle s’est déroulée un jour après les autres classes et uniquement le matin. Ma fille ayant déjà visité l’école en mai et rencontré son institutrice à ce moment-là, aucun problème pour la laisser, elle ne voulait d’ailleurs pas partir quand je suis venue la récupérer 🙂

Ce matin, quand nous sommes allées au Centre de Loisirs pour la première fois, les choses se sont déroulées totalement différemment, comme je m’y attendais. Arrivées sur place, nous avons fait le tour des locaux, pour que ma fille puisse se familiariser avec son environnement. Mais quand j’ai dû partir, elle a fondu en larmes. Rien de bien étonnant…

Pourquoi ?

Alors, en vrac : lieu/bâtiment inconnus, animateurs inconnus, enfants (petits et un peu plus grands) de différentes écoles inconnus, repères inconnus (« Maman, c’est où les toilettes ? », « Maman on va manger où ce midi ? », « Maman c’est où pour faire la sieste ? »…), pas de référent ou d’accueil réellement personnalisé, tous les enfants évoluent librement dans la salle – ce qui est une bonne chose en soi mais qui peut être déstabilisant pour les tout-petits dans les premiers instants. En effet, même à 3 ans, ils ont besoin de repères.

Je l’ai prise dans mes bras de longues minutes pour la rassurer, la consoler, et quand elle a commencé à se calmer, l’une des animatrices est venue à sa rencontre pour la prendre dans ses bras et la consoler à son tour. Croyant bien faire, elle lui a dit : « Il ne faut pas pleurer, ça sert à rien ta maman va aller au travail de toute façon ».

Son intention était bonne alors je n’ai rien dit. Cependant, sachez que, face aux pleurs des enfants, les expressions telles que « arrête de pleurer » et autres « il ne faut pas pleurer » sont typiquement celles qui nient leurs émotions… Si vous voulez que votre enfant soit capable plus tard d’exprimer ses émotions avec aisance, ce qui facilitera ses rapports avec les autres mais aussi avec lui-même, je vous conseille d’éviter ces expressions au maximum.

Mais pourquoi ?

Après tout, c’est vrai, ils faut qu’ils arrêtent de pleurer à tout bout de champ, qu’ils s’endurcissent…

Déjà, différencions « râler » et « pleurer ».

De mon point de vue (chaque enfant est différent, nous sommes d’accord), un petit enfant « râle » plus facilement « à tout bout de champ » qu’il ne pleure. Dans ce cas il exprime un besoin inassouvi, conscient ou non. Par exemple, un enfant qui a besoin de dormir va râler pour tout et n’importe quoi. Il faut bien sûr veiller à ce que le besoin en question soit assouvi, surtout s’il s’agit d’un besoin fondamental, sinon l’enfant continue de râler et finit par pleurer – logique, me direz-vous.

Un enfant qui pleure (même si c’est très régulièrement) est en souffrance, que cette souffrance soit justifiée à nos yeux ou non, qu’elle soit légère ou non. Et il a quoi qu’il arrive le droit de pleurer. En pleurant, l’enfant exprime sa souffrance, sa frustration, vous la communique, vous la partage, il a besoin de soutien, du vôtre en particulier. De même, pleurer (et même pour un adulte) est un moyen d’évacuer, de s’adapter, de guérir, de laisser place à autre chose, et quelque part de s’endurcir. Il ne faut donc pas étouffer les pleurs, mais, comme je le dis toujours, il faut les accompagner. L’enfant ne doit pas être seul dans sa souffrance, aussi « minime » soit-elle.

Gardez en tête qu’un bébé ou jeune enfant qui pleure n’est pas capable physiologiquement de se calmer seul sur commande et qu’il a besoin d’être accompagné. S’il n’est pas entendu, il finit par capituler, se sentant abandonné et nié.

Le cas de la rentrée…

À la rentrée (école, crèche, nounou…), nombreux sont les enfants en bas-âge qui pleurent, et les parents sont désorientés… Quelle attitude adopter ? Doit-on, comme de nombreux professionnels de l’enfance nous le conseillent voire nous l’imposent, partir le plus vite possible ? Doit-on écouter nos amis qui tentent de nous donner des conseils parfois pas forcément judicieux, « pour notre bien », ayant plus vocation à nous déculpabiliser qu’à prendre en compte les sentiments des enfants ?

Entendu hier midi : « Ah oui, mon fils a pleuré hier, je ne savais pas quoi faire. » – « Tiens, tu sais ce qu’une amie a fait ? Elle est partie avant même que son fils ne s’en aperçoive, comme ça elle a évité la crise. »

Écoutez-vous et écoutez votre enfant, mettez-vous à sa place, ne tenez pas compte du « qu’en dira-t-on » – même si c’est difficile. Vous savez ce dont votre enfant a besoin, remplissez son réservoir d’amour, rassurez-le s’il a besoin d’être rassuré, assurez-vous qu’il soit laissé entre de bonnes mains qui prendront votre suite, et sachez que tout se passera bien, les enfants ont une belle capacité d’adaptation surtout s’ils se savent aimés 🙂

Aie, mon enfant s’est fait mal…

Lorsque leur enfant tombe, pensant bien faire et rassurer leur enfant, les parents accourent habituellement, souvent pleins de sollicitude, à coups de « Oh mais c’est rien, tu ne t’es rien fait du tout ».

Mettez vous à la place de votre enfant, imaginez que vous tombez. Là, quelqu’un arrive en vous disant « Oh mais c’est rien, tu ne t’es rien fait du tout ». Et vous, vous n’avez rien demandé – et c’est encore pire si vous avez demandé de l’aide. Est-ce que cela vous plairait ? Partez du principe que, même si ce n’est pas grave, ce n’est pas rien, l’enfant est tombé, a été surpris et s’est fait plus ou moins mal, c’est un fait. Accueillez 🙂

D’autres situations viendront probablement m’inspirer à compléter cet article par la suite 🙂

Les Vacances – entre repos et parentalité

Les Vacances – entre repos et parentalité

Le repos

Aaah les vacances, des vacances reposantes, le rêve de tout un chacun. Une fois le jour J enfin arrivé, on se dit que l’on va enfin souffler… Respirer… DORMIR. Prendre le soleil, s’aérer l’esprit et le corps. Et si on a la possibilité de partir, on va pouvoir profiter de l’air marin, de l’air montagnard, de l’air d’ailleurs.

Avec mon compagnon et notre fille, nous avons eu la chance de nous rendre dans les collines ensoleillées et verdoyantes des environs de Toulouse. Un vrai bol d’air ressourçant.

En pratique, nous avons eu l’occasion de réaliser ensemble pas mal d’activités estivales sympathiques : barbecue, marché, promenades, fabrication de crème glacée maison, un peu de pâtisserie, dégustation de fruits et légumes bio locaux purement délicieux, piscine, repos, détente.

Mais pas que…

Bien évidemment, côté parentalité, si nous avons pu avoir de nombreux et beaux moments de complicité avec notre fille, tout n’était pas toujours rose, mais c’est le jeu. Nous avons eu droit à des colères telles qu’un enfant de 3 ans peut en faire, bien musclées par moments, mais avec suffisamment de patience et en accompagnant toujours les émotions de notre fille, le calme revenait assez vite.

Il est important de réaliser qu’un enfant élevé respectueusement n’est pas forcément continuellement « sage » et calme. Tout d’abord parce que, selon son âge, le stade de développement de son cerveau ne lui permet tout simplement pas d’être « raisonnable », que ses émotions peuvent être facilement exacerbées, qu’une grosse colère peut donc arriver à n’importe quel moment et que l’enfant ne pourra pas la calmer tout seul si on le lui demande, sauf s’il finit par être résigné à ce qu’on ne l’entende pas.

De plus, chaque enfant est unique et montre qui il est au fond de lui d’une manière différente. Enfin, avoir un enfant constamment sage et obéissant n’est de toute façon pas l’objectif d’une telle manière d’éduquer : bien au contraire, le but est que l’enfant exprime ce qu’il a envie d’exprimer, tout en respectant les autres et le cadre imposé par notre société, bien évidemment 🙂

D’une manière personnelle, ces vacances m’ont permis de me recentrer, de déborder d’inspiration et ainsi d’enrichir le cours que j’ai écrit pour mes ateliers.

Quelques photos…

De 6 mois à 1 an – Langage, dents, motricité, conscience…

De 6 mois à 1 an – Langage, dents, motricité, conscience…

Zoom et conseils sur cette période-clé du développement de l’enfant.

Langage et communication

Après les premiers mois de vie de notre bébé, avec le temps qui passe, on arrive peu à peu à mieux comprendre ses pleurs, ses besoins, à passer des moments de complicité avec lui, même s’il ne sait pas encore parler. La communication restant tout de même un peu difficile sans les mots, certains tentent la langue des signes (et très souvent avec succès), tandis que d’autres ne jurent que par la « communication connectée » (je vous en reparlerai certainement). Nous on a essayé un peu des deux, et on a surtout pris notre mal en patience 🙂

Et puis, vers les 6 mois de bébé, on se dit qu’il va enfin bientôt commencer à prononcer ses premiers mots, un nouveau monde s’offrira alors à nous, tout va être tellement plus simple !

C’est vrai que, concrètement, une fois qu’il sait dire « papa », « maman », « biberon », « gâteau » et autres « tétine » (parfois d’une manière très très personnelle…), on est enfin capable de décoder avec certitude bon nombre de ses pleurs.

Mais c’est sans compter sur les pires ennemies des jeunes parents : les poussées dentaires !

Les dents

Les poussées dentaires commencent en général vers les 6 mois de l’enfant (mais elles peuvent débarquer à partir de 3 mois, parfois vers 1 an ; comme pour le langage, il n’y a pas de norme).

Et là, c’est le drame, bébé devient ronchon, nerveux, pleure à tout va, se réveille 7 fois par nuit, n’arrive pas à se calmer malgré nos efforts… Et on en a pour à peu près… un an et demi^^ Chaque petit bout vit cette période différemment, certains hurlent et font de grosses poussées de fièvre sur de courtes périodes, d’autres sont nerveux sur de plus longs laps de temps.

Dans la période 3-24 mois, quand on a un bébé relativement calme en règle générale et que subitement rien ne va plus, il est opportun de se demander s’il n’est pas, par hasard, en période de poussées dentaires, celles-ci arrivant sans prévenir, et pouvant durer des jours et des jours sans forcément qu’une dent ne pointe le bout de son nez. Bien sûr, les dents à elles seules n’expliquent pas tous les comportements « gênants » de nos petits, mais il arrive que l’on occulte cette possibilité.

Comment avons-nous survécu à cette longue période ?

Camilia à gogo (célèbre traitement homépathique à base de camomille, phytolaque et rheum officinale – on y croit ou pas, on a tenté et ça a plutôt bien fonctionné) et gel dentaire Pranarôm (à base d’huiles essentielles de clou de girofle, katafray et camomille).

Pour notre petite puce, la percée des 2 premières dents fut la plus difficile, et puis au fur et à mesure de la percée des suivantes, les douleurs semblaient moins vives, jusqu’à l’arrivée des molaires bien entendu ^^; Une fois à 24 mois, ouf, le calvaire était enfin terminé…

L’angoisse de la séparation

Comme je le disais, l’arrivée des premières dents commence généralement quand on ose espérer pouvoir mieux communiquer avec bébé, à partir de 6-7 mois. Mais c’est également à cet âge que bébé commence à prendre conscience qu’il ne forme pas une seule et même entité avec sa maman, et donc que l’angoisse de la séparation apparaît.

Cette phase normale du développement de l’enfant peut durer un temps certain (plus ou moins long, parfois très long, même si certains professionnels vous diront le contraire). Pendant cette période, l’enfant peut hurler dès qu’il ne voit plus sa mère ou ses parents, même l’espace de quelques secondes.

Dur dur quand on s’imagine que les choses seront enfin plus fluides, n’est-ce pas ?

Prenons alors de bonnes habitudes si on ne les avait pas déjà : rassurer bébé dès lors qu’il est angoissé, le prendre dans ses bras s’il en exprime l’envie (cela ne s’arrête pas à 6 mois…), remplir son réservoir d’amour, s’assurer qu’il se sente suffisamment aimé… Ce sont des éléments-clé pour s’assurer que bébé passera cette étape sans trop d’encombre.

Et non, aimer son bébé et le lui montrer ne le rend pas dépendant de nous, bien au contraire : en effet, plus ses besoins de câlins et d’amour seront assouvis, plus il se sentira confiant et plus il voudra explorer le monde, certain d’être aimé et cherchant un peu moins à attirer notre attention coûte que coûte.

Les pleurs de bébé à cet âge

Lorsque bébé pleure, je pense qu’il est important de l’accompagner, le rassurer, le câliner, le prendre dans ses bras, quelle que soit la raison de ses pleurs, tout en s’assurant que ses besoins primaires sont assouvis (faim, soif…), et ce même si cette raison peut nous sembler farfelue.

Petite astuce si vous ne supportez plus les cris de bébé (qui peuvent parfois rendre fou, je vous l’accorde) : demander de l’aide, s’isoler quelques instants ou, si ce n’est pas possible, pourquoi pas rassurer bébé tout en portant des boules Quies ?

Sachez qu’il y a des tas de raisons possibles aux pleurs d’un bébé, parfois on ne comprend tout simplement pas, gardons une seule certitude en tête : contrairement à la croyance populaire encore trop largement répandue, un bébé qui pleure ne fait pas un « caprice ».

D’une part car il est prouvé scientifiquement que, du fait de l’immaturité de son cerveau, un bébé n’a pas la capacité cognitive de faire un caprice, et d’autre part parce qu’un bébé n’a pas d’autre moyen d’expression que les pleurs et les cris pour exprimer son message ; ne pas pouvoir parler, marcher, bouger comme on le souhaite, dire ce que l’on veut dire, manger ce que l’on veut etc… est déjà assez frustrant comme cela.

Quoi qu’il en soit, un bébé exprime un besoin, compréhensible pour nous ou pas… Enfin, le mot « caprice » a une connotation extrêmement péjorative, évitons de cataloguer le comportement de nos enfants d’une telle manière si l’on souhaite qu’ils soient épanouis.

Motricité

Pendant sa première année, bébé évolue donc d’une manière extrêmement rapide et impressionnante. Il en est de même pour sa motricité.

Beaucoup de parents se demandent s’ils doivent l’accompagner, voire la « forcer ». Je me permets donc de donner des éléments de réponse à ce sujet en vous transmettant un communiqué du Département du Val de Marne, affiché dans les crèches, chez les pédiatres et autres professionnels de la petite enfance.

Ces informations sont à prendre en compte si vous êtes préoccupés par le bon développement de votre enfant.

Une Maman Douce Youpala

Il est important pour moi de rappeler ces éléments, car c’est le confort et même la santé de nos enfants qui sont en jeu, et les industriels sont encore trop nombreux à commercialiser des youpalas comme si c’était un accessoire indispensable et surtout sans risque.

Alors certes, c’est très pratique quand on a un enfant en bas-âge, il nous permet de faire ce que l’on veut sans « l’avoir dans les pattes », cependant il faut garder à l’esprit que c’est une très mauvaise idée, pour les raisons évoquées plus haut. Il convient donc de trouver des alternatives, sachant qu’il est nécessaire pour l’enfant de pouvoir apprendre à se mouvoir en toute autonomie.

Pour nous, le plus simple a été de l’utilisation d’un tapis au sol de ce type (très facilement trouvable sur le net et en boutiques bébés), dans notre salle de séjour, notre petite puce a ainsi pu développer sa motricité à son rythme :

Une Maman Douce tapis

Pour terminer cet article, je tiens à préciser et rappeler qu’il n’existe pas de parent parfait, cependant il est important de faire au mieux pour nos enfants, surtout au vu de toutes les informations vérifiées dont on dispose à ce jour.

Mon chemin vers la parentalité respectueuse… (Partie 2)

Mon chemin vers la parentalité respectueuse… (Partie 2)

Pour la partie 1, c’est par ici

Pour une enfance heureuse…

La découverte de Catherine GUEGUEN, et notamment la lecture de son livre Pour une enfance heureuse : repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau, chamboula tous les à prioris que je pouvais garder de l’éducation que j’avais reçue plus jeune.

Ce livre met en lumière les bienfaits de l’éducation respectueuse, de l’empathie et du maternage, notamment sur le développement du cerveau de l’enfant dès son plus jeune âge et des capacités cognitives qui en découlent – c’est à cette occasion que j’ai découvert l’une des plus grosses erreurs commises par les parents, à savoir qu’ils pensent inconsciemment qu’une fois qu’il sait marcher, un enfant est indépendant, et capable de faire des « caprices » et de se calmer tout seul en cas de colère.

Ce livre met aussi en avant les conséquences néfastes que peuvent avoir les VEO – violences éducatives ordinaires sur l’enfant et l’adulte qu’il deviendra.

Bref, après cette lecture – que je recommande à toute personne intéressée par le sujet – je ne me suis plus jamais posé la question : « Dois-je accourir à chaque pleur ? » Ma fille avait 2 mois et demi, la réponse était bien évidemment « oui », même si ce n’était pas toujours facile, même si elle pleurait beaucoup, même si elle se réveillait plusieurs fois la nuit, même si j’étais épuisée car elle ne faisait pas de sieste en journée.

Et ensuite…

Et puis, ma fille a commencé à moins pleurer à 3 mois (merci les dizaines de sites faisant référence à la fameuse période des 100 premiers jours de pleurs, qui m’aidèrent à tenir).

Puis à ses 4 mois vint l’heure de la reprise du travail et de l’intégration en crèche, de l’arrivée des siestes (ouf), de la comparaison avec les autres mamans. Il faut dire que je me sentais un peu à part, notamment car j’allaitais ma fille et que j’étais la seule à faire dormir mon enfant sur moi lors des siestes le week-end, en mode « koala ». C’était une activité que j’adorais et je ne regrette pas d’en avoir profité.

Depuis la naissance de mon enfant, j’ai donc fait ce que j’aime, naturellement, à savoir : allaitement jusqu’à 13 mois, portage, toujours d’actualité d’ailleurs (je ferai certainement un article sur ce sujet), douceur, empathie, le moins possible de cris (bien sûr cela arrive en cas de grosse fatigue et perte de patience, mais très très rarement) et bien sûr pas de tape, claque, fessée ou autres, tel est le choix que nous avons fait avec mon compagnon, et cela nous convient très bien 🙂

Mon chemin vers la parentalité respectueuse… (Partie 1)

Mon chemin vers la parentalité respectueuse… (Partie 1)

Il y a quatre ans, j’étais une jeune trentenaire en couple depuis plusieurs années, sans enfant et habituée à une vie classique d’employée de bureau parisienne. Depuis longtemps, je ressentais le désir profond de devenir mère.

Ayant baigné dans les VEO (Violences Educatives Ordinaires) toute mon enfance, mais souhaitant faire vivre autre chose à mon futur enfant, je ne savais absolument pas quelle mère je deviendrais. Je savais cependant que je souhaitais allaiter, mais que ce ne serait certainement pas possible du fait d’une réduction mammaire subie des années plus tôt.

Et puis, ma fille est née, à une période qui a totalement chamboulé ma vision de la vie et des enfants.

J’ai d’abord pu malgré mes craintes commencer à l’allaiter, mais elle pleurait beaucoup, jour et nuit. Je sentais qu’il fallait accourir au moindre pleur, or pour mon compagnon, ce n’était pas forcément une nécessité, et pour les autres (tous les autres) vraiment pas du tout…

Influençable à l’époque, une rapide recherche Google m’a confortée dans mon idée : j’ai cliqué sur le premier lien soutenant ma thèse, et j’ai lu l’article en question, qui faisait référence à la pédiatre Catherine GUEGUEN

Ma passion pour la parentalité respectueuse débuta comme cela !

La suite ici !